Dard

📷unknown

J’ai murmuré ton nom aux étoiles et elles brillaient à l’excès. J’ai pris ça pour un oui, c’est pour cela que j’accoures bredouillement vers toi pour te dire combien tu me fais perdre l’équilibre et la tête . Cela te fait quoi de savoir que mon monde entier tourne autour de toi, que tu es mon centre de gravité et que tu es aussi mon ciel d’espoir.

Dard

BRAISE D’AUTOMNE

Il faut être sacrément vivant pour mourir d’amour.

On n’a pas toujours la chance de choisir ses problèmes, voilà pourquoi je t’ai choisie toi. Ma chérie, cela me bouleverse tant de savoir que tu causeras ma perte alors que j’ai les mains liées. Je suis fatalement attiré vers toi, vers ma fin , vers un éternel amour qui me brûle l’âme.
Ce matin, je suis sorti du lit avec un terrible mal à la tête. Je picolais la veille, j’avalais beaucoup de bière, sûrement, je voulais compenser le vide qui remplit la maison. Ton absence est réelle, j’en fais la remarque quand j’ai éprouvé ce matin, à l’aube, une folle envie de gueuler et tu n’étais pas là pour me taper sur les nerfs. Tu sais, pour moi c’est un rituel avant de faire l’amour, j’ai vu comment tu adorais ça…Il n’y a vraiment pas grandes choses qui précèdent ton départ, rien de nouveau. Si, les choses ne tournent pas rond. L’automne chamboule le paysage, les guirlandes cheminent vers la barrière, elles attendent impatiemment ton retour. J’allais oublier de te le dire, ton odeur empeste la baraque. Pour apaiser la pression, J’ai fumé à peu près tout dans la maison, cigarette et plusieurs joints, mais ton odeur remporte toujours le pari. L’autre jour je fumais paisiblement à la fenêtre de notre chambre, le mistral claquait le crochet, me bercait le visage et j’ai songé à notre petite escapade à la havana. Nous avions béni les plages de cuba sous la lune argentée. Tu as rempli mes jours de beaux souvenirs, mais ils m’étranglent sans laisser de traces.
Fais chier! Avoir mes nouvelles ? Je sais que tu n’as rien à cirer. Si j’insiste, ce n’est pas pour te pourrir la vie là où tu es. D’ailleurs je ne suis pas sûr que mes billets parviendront jusqu’à toi. Je me suis promis à moi-même et à ma sœur que je ne vais plus me rechigner pour un bonheur qui me repousse. Autre raison, si je redoute que mes mots arrivent à destination c’est par ce que je les ai remis à ton frère qui m’a tant détesté. Je suppose qu’il se réjouit maintenant de ton départ. Je me suis torché le cul et la cervelle pour me faire une raison de ta fugue, RAS. Tu as une rage de vivre, de voler par dessus bord pour nager vers des horizons lointains. Ça, même associé à mille hommes de ma race, je ne pourrais t’offrir cette liberté. Si l’ennuie t’as exilée loin de moi, peut- être qu’il te ramènera un jour vers moi. Et ça ,aucune promesse ne saurait m’empêcher de te donner refuge. A nôtre prochaine rencontre, peut-être que tu perdras tes ailes,que tu ne pourras plus voler, peut-être que ton charme meurtrira et tu me feras plus le même effet. Quel désastre programmé ! Fleur d’un soir, fumier le jour suivant. Les belles choses, les belles histoires sont entachées d’un terrible destin. Stenley Orbruth DORISCAT

Eh oui, Rien de privé dans ce que tu crois être privé

Monsieur Tout-le-monde est-il donc
épié sans le savoir ? Officiellement, c’est non. “Il ne s’agit que d’interceptions de sécurité soumises à un cadre légal clair, veut rassurer Gwendal le Grand, expert informatique à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) . Le nombre d’écoutes simultanées, contrôlé par le Premier ministre, n’est actuellement que de 6 000 environ en France.”
http://www.science-et-vie.com/2014/08/comment-mails-appels-espionnes/

Stenley Orlruth DORISCAT

Energie sombre

Il est minuit, les étoiles perdent leurs éclats
Les feuillages émettent des cris de détresses
Dans les verdures, miroite la rosée hivernale
On dirait que la nature retient son souffle
L’heure est aux zombis
Aux bacas, aux Chanpwel, aux bizangos
Au cimétière, gronde un silence hospitalier
Les morts adressent leurs prières
Le quartier est plongé dans son sommeil paradoxal, il se tait, il s’oublie,il frôle les abimes du néant
Les âmes colonisent le noir
Le temps s’arrête
Les passages se communiquent
Les créatures troquent des odeurs, des chuchottements
Le banquet des rois nocturnes commence à peine.